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Google Maps durcit la règle sur la publicité dans les fiches et les posts

Google a réécrit la section « Advertising & solicitation » du règlement des contenus de Google Maps. La nouvelle version, repérée par Hiroko Imai et relayée le 6 octobre 2026 par Search Engine Roundtable, sépare ce qui est interdit dans la fiche de ce qui reste permis dans les posts.

Publié le 4 min de lecture Par Alexis Marques

L’essentiel

  • La section s’ouvre sur un principe : une contribution doit refléter une expérience réelle ou l’identité permanente de l’établissement.
  • Dans la fiche, les promotions limitées dans le temps, les prix et les appels à l’action directs sont interdits.
  • Dans les posts, les offres restent permises, mais pas les e-mails, numéros, réseaux sociaux ou liens sans rapport avec l’établissement.
  • Google n’a publié ni annonce ni date pour ce changement.

Un principe en tête de section : expérience réelle ou identité permanente

La modification touche la page d’aide Prohibited & restricted content (contenus interdits et soumis à restrictions), qui vaut à la fois pour Google Maps et pour les fiches Google Business Profile. La partie consacrée à la publicité et à la sollicitation commence désormais par une phrase de principe : « les contributions à Google Maps doivent refléter des expériences réelles ou définir l’identité permanente d’un établissement » (traduction). Google justifie la règle par la fiabilité de la plateforme, qui ne doit pas devenir une place de marché. Suit la consigne de ne rien publier à des fins publicitaires ou de démarchage.

D’après Search Engine Roundtable, la section a été étoffée et comporte maintenant une sous-partie « For merchants » (pour les marchands), qui dit ce qu’un établissement peut écrire, et à quel endroit. Le changement a été repéré par Hiroko Imai, qui a partagé sur LinkedIn des captures de la règle avant et après réécriture.

Fiche et posts : deux régimes distincts pour les établissements

Pour les internautes, le texte interdit les contenus promotionnels ou commerciaux. Il proscrit aussi, dans les avis, les coordonnées, les liens vers des réseaux sociaux et les liens vers d’autres sites.

Pour les marchands, la règle sépare deux espaces. Dans la fiche elle-même, pas de contenu promotionnel ou commercial : sont visés nommément les promotions limitées dans le temps, les prix et les appels à l’action directs. Dans les posts, l’interdit est plus étroit. Il porte sur les adresses e-mail, numéros de téléphone, liens vers des réseaux sociaux ou vers d’autres sites quand ils n’ont pas de rapport avec l’établissement. Pour le reste, Google écrit noir sur blanc que « les offres et actualités pouvant passer pour du contenu promotionnel ou commercial sont par ailleurs autorisées dans les posts » (traduction).

La logique se lit facilement. La fiche décrit ce que l’établissement est, de façon durable ; les posts portent ce qu’il fait ou vend à un moment donné. Une remise de 20 % valable en octobre a sa place dans un post. Pas dans la description.

Ni date ni annonce officielle

Google n’a pas communiqué sur cette mise à jour, et Search Engine Roundtable ne donne pas la date de mise en ligne. La page d’aide elle-même ne porte aucune date de révision.

Clarification ou durcissement de la modération ? Rien ne permet de trancher. Les consignes de représentation des établissements interdisaient déjà les slogans dans le nom, refusaient une description centrée sur les promotions, les prix ou les soldes, et n’y admettaient aucun lien. La nouveauté tient au fait que ces interdits figurent aussi dans le règlement des contenus, avec une frontière écrite entre fiche et posts. Aucun élément public n’indique, à ce stade, que Google les applique plus sévèrement qu’avant.

Côté sanctions, la page de règlement reste générale : en cas de comportement jugé nuisible, les mesures vont de la suspension de certains droits du compte jusqu’à sa fermeture. Les consignes de représentation sont plus précises sur le nom : des informations superflues peuvent entraîner la suspension de la fiche. Elles préviennent aussi que le non-respect des règles expose à une modification des informations de l’établissement, voire à leur retrait de Google.

Ce que j’en retiens

J’y vois une mise au clair plus qu’une nouvelle interdiction. Mais un texte aussi explicite sert de base aux refus de modification et aux suspensions, et il laisse peu de marge pour contester une décision. Autant relire sa fiche champ par champ. Le nom d’abord : pas de slogan, pas de ville ni d’activité ajoutée si elles ne font pas partie du nom réel, pas de « -20 % ». Les mêmes consignes refusent d’ailleurs qu’un nom soit répété en plusieurs langues ou écritures. Ensuite la description : aucun prix, aucune offre datée, pas de « Appelez-nous » ni de « Réservez maintenant », pas d’URL.

Les offres ne disparaissent pas, elles changent de place. Promotions et prix passent dans les posts, à condition que chaque numéro, adresse e-mail ou lien renvoie à l’établissement lui-même et non à un partenaire ou à une autre activité. Pour un réseau qui gère des dizaines de fiches, exporter les descriptions et filtrer celles qui contiennent « € » ou « % » suffit à repérer les textes à reprendre.

Sources

  1. Prohibited & restricted content, Aide Google Business Profile (page sans date de révision, consultée le 6 octobre 2026) (support.google.com)
  2. Updated Google Maps Policy: What Merchants Can't Post In Listings Or Posts, Search Engine Roundtable (Barry Schwartz), 6 octobre 2026 (seroundtable.com)
  3. Guidelines for representing your business on Google, Aide Google Business Profile (support.google.com)