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Google Business Profile interdit de répéter le nom de l’établissement en plusieurs langues

Les consignes de Google Business Profile comptent une nouvelle règle : le nom d'un établissement ne doit pas être répété dans deux langues ou deux écritures, même si la devanture l'affiche ainsi. Search Engine Roundtable a relayé l'ajout le 10 août 2026.

Publié le 4 min de lecture Par Alexis Marques

L’essentiel

  • La rubrique « Nom » des consignes Google Business Profile interdit désormais de répéter le nom en plusieurs langues ou plusieurs écritures.
  • Google donne deux exemples refusés : « Kafiex / カフィエクス » et « Burger King バーガーキング ».
  • L’interdiction vaut même quand l’enseigne physique affiche les deux versions.
  • Les mêmes consignes rappellent que des informations superflues dans le nom peuvent valoir une suspension de la fiche.

Une nouvelle entrée dans la liste des noms refusés

La règle a été ajoutée aux consignes de représentation des établissements sur Google (Guidelines for representing your business on Google), dans la partie consacrée au nom. Son intitulé : « Repeated Bilingual Names / Script Transliterations » (noms bilingues répétés, translittérations dans une autre écriture). Google y range parmi les pratiques refusées le fait de « répéter le même nom d’établissement dans plusieurs écritures ou plusieurs langues » (traduction), et ajoute que la règle s’applique même si le nom figure sous cette forme sur l’enseigne du magasin.

Les exemples sont sans ambiguïté. « Kafiex / カフィエクス » doit devenir « Kafiex », « Burger King バーガーキング » doit devenir « Burger King ». La page d’aide n’affiche aucune date de mise à jour. L’ajout a été repéré par Hiroko Imai dans un post LinkedIn, puis relayé par Search Engine Roundtable le 10 août 2026.

Pour rappel, le principe de départ ne bouge pas : le nom de la fiche doit être celui que l’établissement utilise dans la vie réelle, sur sa devanture, son site et ses documents, et celui sous lequel ses clients le connaissent. Le nouveau cas s’ajoute à une liste déjà longue d’ajouts refusés : slogans, codes magasin, symboles ® et ™, noms tout en capitales, horaires (« Open 24 hours », « Closed »), numéros de téléphone et URL, description des produits ou services, précisions de localisation.

L’enseigne ne suffit plus comme justificatif

C’est le point le plus notable. Ailleurs dans les mêmes consignes, Google admet la preuve terrain : des caractères spéciaux ou une forme juridique (LLC, Inc.) peuvent figurer dans le nom si l’enseigne, les cartes de visite ou les factures les montrent de façon constante. Pour les noms bilingues, cet argument est écarté noir sur blanc. Une devanture bilingue ne justifie pas un nom bilingue sur la fiche.

Hiroko Imai note que des propriétaires défendaient jusqu’ici leur nom bilingue en fournissant des photos de leur façade, et que cette parade ne fonctionne plus. Elle souligne aussi que les exemples japonais ne limitent pas la portée du texte : toutes les zones où plusieurs langues ou écritures cohabitent sont concernées, l’anglais accolé à l’arabe, au chinois ou au cyrillique par exemple. Son conseil : contrôler que chaque fiche n’utilise qu’une écriture principale.

Côté sanctions, les consignes indiquent de manière générale que des informations inutiles dans le nom « pourraient entraîner la suspension » de la fiche (traduction). Hiroko Imai, citée par Search Engine Roundtable, ajoute que les infractions sur le nom comptent parmi les déclencheurs fréquents de suspension. Google ne dit pas si les fiches existantes seront corrigées d’office, ni depuis quelle date la règle est appliquée.

Régions bilingues, Belgique, Suisse : les cas qui se posent

Le texte parle de langues, pas seulement d’alphabets. En France, la lecture la plus probable vise les commerces du Pays basque, de Bretagne ou d’Alsace qui affichent leur nom en français et en basque, en breton ou en alsacien. Une fiche du type « Nom français / Nom basque » ressemble trait pour trait au cas refusé, façade bilingue ou non. Bruxelles, où beaucoup d’enseignes juxtaposent français et néerlandais, et la Suisse avec ses langues nationales sont dans la même situation.

Deuxième groupe : les commerces dont l’enseigne combine l’alphabet latin et une autre écriture. Restaurants et épiceries asiatiques, commerces dont le nom est aussi écrit en arabe, enseignes en cyrillique. Les deux exemples de Google relèvent exactement de ce cas.

Certaines situations restent sans réponse. Le texte ne traite ni des établissements dont la dénomination officielle est elle-même bilingue, ni de ceux qui portent deux noms réellement distincts selon la langue. Il ne dit pas non plus quelle version garder.

Ce que j’en retiens

Je ferais le tri dès maintenant, sans attendre un refus de modification ou une suspension. Sur un réseau de points de vente, l’export des fiches suffit pour repérer les noms qui contiennent une barre oblique, un tiret entre deux versions ou des caractères non latins. Faute de consigne sur la version à conserver, je retiendrais celle du site et de la communication courante, celle que les clients emploient. C’est aussi cohérent avec la règle qui demande en principe aux chaînes le même nom pour tous leurs établissements d’un même pays.

Attention toutefois : un changement de nom peut entraîner un nouvel examen de la fiche, mieux vaut donc le faire proprement et une seule fois. La double identité linguistique garde sa place sur les photos de la devanture, sur le site et dans les posts. Elle n’a simplement plus droit de cité dans le champ du nom.

Sources

Sources

  1. Guidelines for representing your business on Google, Aide Google Business Profile (sans date de mise à jour affichée) (support.google.com)
  2. Google Local Disallows Repeated Bilingual Names & Transliterations, Search Engine Roundtable (Barry Schwartz), 10 août 2026 (seroundtable.com)