Facteurs de classement 2026 : l’avis de 131 experts SEO (Zyppy)
Cyrus et Dawn Shepard (Zyppy) ont publié le 9 septembre 2026 une enquête menée auprès de 131 SEO : pertinence, backlinks et qualité du contenu arrivent en tête. Ce sont des avis de praticiens, à confronter à ce que Google documente lui-même.
Cyrus Shepard et Dawn Shepard ont publié le 9 septembre 2026 sur Zyppy Signal les résultats de leur Google Ranking Factors Expert Survey 2026 (enquête d’experts sur les facteurs de classement de Google). 131 SEO y ont noté 103 facteurs, soit 13 665 évaluations au total. Ni Zyppy ni Search Engine Roundtable, qui a relayé l’étude le lendemain, ne font état d’une réaction de Google.
L’essentiel
- 131 répondants, 103 facteurs notés de −3 à +3, 13 665 évaluations.
- Pertinence (57,1 %), backlinks (54,8 %) et qualité du contenu (47,6 %) sont les plus cités parmi les trois facteurs jugés les plus importants.
- La meta description est jugée sans effet par la plupart des participants.
- Il s’agit de perceptions de SEO, pas de données fournies par Google.
Méthode : 103 facteurs notés sur une échelle à 7 niveaux
Selon Zyppy, plus de 200 SEO ont été sollicités. Les auteurs disent être partis de plusieurs centaines de facteurs possibles avant d’en retenir 103. Chaque répondant devait estimer l’effet de chacun sur le classement organique, de +3 (fortement positif) à −3 (fortement négatif). Une question ouverte, à réponse libre, leur demandait en plus de citer les trois facteurs qu’ils jugent les plus importants.
Le classement en pourcentage vient de cette seconde question. Il donne la part des répondants qui ont placé un facteur dans leur trio de tête, pas une note moyenne. Les auteurs évaluent le temps passé par l’ensemble des participants à 2 620 minutes, soit un peu plus de 43 heures.
Le nombre de participants varie selon les relais. Search Engine Roundtable évoque « plus de 100 experts » (traduction), Zyppy en annonce 131 et publie la liste nominative des contributeurs. Barry Schwartz précise avoir lui-même rempli le questionnaire, tout en se défendant d’être un expert.
Le classement : la pertinence devant les liens
Voici le top 10 publié par Zyppy, en part des répondants qui citent le facteur parmi leurs trois principaux :
- Pertinence : 57,1 %
- Backlinks : 54,8 %
- Qualité du contenu : 47,6 %
- Autorité et confiance : 36,5 %
- Signaux de comportement et de clic : 29,4 %
- Signaux de marque : 27,0 %
- Satisfaction des utilisateurs : 19,8 %
- Santé technique : 17,5 %
- Autorité thématique : 14,3 %
- Maillage interne : 11,1 %
Côté qualité, les recherches originales et les données propriétaires arrivent en tête des sous-facteurs. Le contenu généré par IA est mal vu, surtout quand il est produit en masse sans apport réel. Une répondante, Abby Gleason, fait état de bons résultats avec des contenus IA publiés à grande échelle, mais relus de près par des éditeurs humains, sur un site riche en contenus propres et en contributions d’utilisateurs.
La marque pèse lourd dans les réponses. Réputation en ligne et volume de recherches sur la marque figurent parmi les facteurs les mieux placés. Roger Montti, s’appuyant sur un brevet de Google, résume l’idée ainsi : la recherche de marque serait « le nouveau lien » (traduction). Les signaux d’usage, eux, renvoient à Navboost, dont AJ Kohn estime qu’il « reste un monstre » (traduction). Le retour vers la page de résultats après une visite est noté négativement.
La technique est vue comme un ticket d’entrée. Une mauvaise base peut pénaliser un site, une bonne ne suffit pas à faire remonter un contenu moyen. Vitesse et Core Web Vitals divisent : Ryan Jones y voit les sujets « les plus surcotés du SEO » (traduction), quand Greg Gifford juge que sur un très gros site e-commerce, la vitesse « compte vraiment » (traduction). La meta description, enfin, est classée si bas que la plupart des participants ne lui prêtent aucun effet.
Face à la documentation de Google : accords et écarts
Sur la pertinence, l’enquête rejoint Google. Sa page sur l’expérience de page indique que la recherche « cherche toujours à afficher le contenu le plus pertinent, même si l’expérience de la page est médiocre » (traduction). Le même texte confirme que les Core Web Vitals servent aux systèmes de classement, et précise que les autres aspects de l’expérience de page n’aident pas directement à mieux se classer.
Sur les liens, le guide des systèmes de classement rappelle que PageRank fait toujours partie des systèmes principaux, même si son fonctionnement a beaucoup évolué. La page How Search Works cite, parmi les critères de qualité, le fait que d’autres sites importants pointent vers un contenu ou y fassent référence. Google ne hiérarchise pas pour autant ses signaux.
Sur les clics, la même page indique que Google exploite des données d’interaction « agrégées et anonymisées » pour juger si ses résultats répondent aux requêtes (traduction). Le nom Navboost, en revanche, n’apparaît pas dans le guide des systèmes de classement.
Deux points méritent plus de prudence. Le premier concerne les domaines à mots-clés exacts (EMD). Dans les commentaires de l’enquête, Shai Aharony se dit « aussi surpris que tout le monde » de leur efficacité persistante (traduction), à partir d’un exemple personnel. Le guide de démarrage SEO affirme au contraire que les mots-clés du nom de domaine ou du chemin d’URL, à eux seuls, n’ont « quasiment aucun effet » (traduction). La note moyenne attribuée aux EMD par les 131 répondants n’est publiée que sous forme de graphique.
Le second concerne l’E-E-A-T. « Autorité et confiance » arrive quatrième, alors que le même guide répond « non » à l’idée que l’E-E-A-T soit un facteur de classement. La page de Google sur le contenu utile nuance : l’E-E-A-T n’est pas un facteur en soi, mais Google combine plusieurs facteurs capables de repérer les contenus qui en relèvent.
Pour rappel, la méfiance des experts envers l’IA produite en masse correspond à ce que les règles anti-spam appellent l’abus de contenu à grande échelle : un grand nombre de pages créées d’abord pour manipuler les classements, et non pour servir les utilisateurs.
Ce que j’en retiens
Cette enquête mesure un consensus de praticiens : des avis, pas des mesures. La question du top 3 montre surtout ce à quoi les experts pensent en premier, et plusieurs catégories se recoupent (pertinence, qualité, autorité thématique). Le panel a été choisi par les auteurs. Il n’a rien de représentatif, et les scores détaillés par facteur ne sont disponibles qu’en images.
Là où l’enquête et Google se rejoignent, rien de neuf : un contenu qui colle à l’intention et des liens crédibles. Là où ils divergent, sur les EMD ou les signaux de clic, je préfère tester que croire. Le test le plus simple consiste à comparer, requête par requête dans la Search Console, le type de page qui se classe avec celui que vous proposez. Pour les réponses IA, Zyppy annonce une enquête séparée. John Mueller, lui, répétait fin août qu’il n’y a rien de spécial à faire pour y apparaître.
Sources
- Google Ranking Factors Expert Survey 2026, Zyppy Signal (Cyrus et Dawn Shepard), 9 septembre 2026 (signal.zyppy.com)
- Google Ranking Factors Expert Survey, Search Engine Roundtable (Barry Schwartz), 10 septembre 2026 (seroundtable.com)
- Understanding page experience in Google Search results, Google Search Central (developers.google.com)
- A guide to Google Search ranking systems, Google Search Central (developers.google.com)
- How Search Works : Ranking results, Google (google.com)
- SEO Starter Guide, Google Search Central (developers.google.com)
- Creating helpful, reliable, people-first content, Google Search Central (developers.google.com)
- Spam policies for Google web search, Google Search Central (developers.google.com)