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SEO technique

Hreflang : les URL alternatives « pas indexées au sens propre », selon Gary Illyes

Dans un commentaire LinkedIn relayé le 10 août 2026 par Search Engine Roundtable, Gary Illyes (Google) explique que les URL déclarées en hreflang deviennent des noms alternatifs de la page canonique et ne sont pas indexées « au sens propre ».

Publié le 4 min de lecture Par Alexis Marques

L’essentiel

  • Gary Illyes (Google) a répondu dans un fil LinkedIn ouvert par Faiez Javaid, relayé le 10 août 2026 par Search Engine Roundtable.
  • Selon lui, les URL déclarées en hreflang deviennent des noms alternatifs de l’URL canonique et ne sont « pas indexées au sens propre » (traduction).
  • Ces URL peuvent quand même sortir dans les résultats quand la requête s’y prête, par exemple avec la commande site:.
  • Une version linguistique marquée « non indexée » dans la Search Console n’est donc pas, à elle seule, un signal d’alerte.

La question de départ : des versions « non indexées » qui s’affichent

Dans son post LinkedIn, Faiez Javaid interpelle John Mueller ou « n’importe qui chez Google » (traduction). Son constat : Google retient de lui-même une version /langue/ comme canonique, et la Search Console présente les autres comme non indexées. Ces autres versions linguistiques apparaissent pourtant dans les résultats. Il demande comment c’est possible, la documentation ne traitant pas le cas selon lui.

Gary Illyes : deux mécanismes à distinguer

Gary Illyes répond en deux temps. Le premier point porte sur les noms alternatifs. Quand Google choisit l’URL canonique d’un groupe de doublons, les autres URL de ce groupe peuvent devenir des « noms alternatifs » (traduction) de la canonique. Google peut les afficher lorsqu’une requête les appelle, et Gary Illyes cite les recherches site:. Search Engine Roundtable rapporte l’exemple de site:bit.ly, où sortent des URL qui ne font en réalité que rediriger.

Le second point vise directement hreflang. Les alternates hreflang « deviennent de telles URL alternatives : elles ne sont en fait pas indexées au sens propre » (traduction). Autrement dit, la page indexée est la canonique. Les variantes linguistiques y sont rattachées et peuvent être servies à l’internaute, sans entrée propre dans l’index.

La portée de la déclaration reste limitée. C’est un commentaire LinkedIn, pas un ajout à la documentation de Google. Gary Illyes ne nomme aucun statut précis de la Search Console, et il ne précise pas si le mécanisme vaut aussi pour des pages entièrement traduites. Or la documentation sur les versions localisées indique que des versions localisées ne sont considérées comme des doublons que si leur contenu principal n’est pas traduit.

Sites FR, BE, CH et CA : un statut « non indexée » souvent logique

Les sites francophones déclinés en fr-FR, fr-BE, fr-CH et fr-CA sont dans ce cas de figure : une seule langue, un contenu principal presque identique, quelques écarts de prix, de devise ou de mentions légales. Google peut regrouper ces pages, en désigner une comme canonique et traiter les autres comme alternatives. Pour rappel, la page de Google sur la canonicalisation indique qu’il privilégie les URL qui font partie d’un groupe hreflang et recommande de désigner une canonique dans la même langue.

Trouver la version belge ou suisse sous un statut comme « Page en double : Google n’a pas choisi la même URL canonique que l’utilisateur » n’a alors rien d’anormal. Une condition, toutefois : que cette version s’affiche bien pour les internautes du pays visé.

Quand s’inquiéter : la canonique retenue n’est pas la bonne

Le problème commence quand le choix de Google a un effet visible. Plusieurs situations justifient un passage par l’outil d’inspection d’URL, pour comparer la canonique déclarée et celle que Google a sélectionnée :

  • la canonique retenue est dans une autre langue (une page française rattachée à sa version anglaise) ;
  • la version locale n’apparaît jamais dans le pays ciblé, et les internautes suisses ou canadiens tombent sur des prix en euros ;
  • les liens de retour manquent : si deux pages ne pointent pas l’une vers l’autre, Google indique que les balises sont ignorées ;
  • une version ne se cite pas elle-même dans ses annotations hreflang, alors que la documentation l’exige.

Ce que j’en retiens

La réponse de Gary Illyes explique un comportement que les outils d’audit remontent volontiers comme une anomalie. Sur un site multilingue ou multirégional, je ne traite pas une version « non indexée » comme une page perdue. Ce qui compte, c’est la version qui s’affiche dans chaque pays.

La vérification tient en quelques clics. Dans le rapport Performance de la Search Console, filtrez par pays et regardez quelle URL reçoit les impressions en Belgique, en Suisse ou au Canada. Si c’est la bonne version locale, le statut d’indexation compte peu. Si la version française ressort partout, le sujet n’est plus l’indexation : il faut reprendre la cohérence des annotations hreflang et des canoniques.

Sources

  1. Post de Faiez Javaid et réponse de Gary Illyes, LinkedIn (linkedin.com)
  2. Google: Hreflang URLs Are Not Indexed In The Proper Sense, Search Engine Roundtable, 10 août 2026 (seroundtable.com)
  3. Tell Google about localized versions of your page, Google Search Central (developers.google.com)
  4. How to specify a canonical URL with rel="canonical" and other methods, Google Search Central (developers.google.com)