Spam update d’août 2026 : 82 % de sorties du top 100 en plus, selon SE Ranking
Selon des données de SE Ranking publiées par Search Engine Land le 27 août 2026, 16,71 % des URL du top 10 américain sont sorties du top 100 pendant l'August 2026 spam update, contre 9,2 % sur une période de référence fin juillet. L'étude ne dit pas quels sites ont été touchés.
L’essentiel
- SE Ranking a suivi 100 000 mots-clés sur Google aux États-Unis, répartis dans 20 secteurs.
- 16,71 % des URL du top 10 relevées le 17 août ne figuraient plus dans le top 100 le 22 août.
- Sur la période de référence (26 et 31 juillet), ce taux était de 9,2 %, soit 82 % de sorties en plus pendant la mise à jour.
- Aucune analyse par domaine ni par URL : l’étude ne dit pas quels sites ont été touchés, ni pourquoi.
Deux relevés de part et d’autre du déploiement
Google a lancé l’August 2026 spam update le mardi 18 août, pour tous les pays et toutes les langues, et en a annoncé la fin le 21 août, rapporte Search Engine Land. Le moteur l’a présentée comme une mise à jour anti-spam ordinaire, sans nouveauté particulière. C’est la troisième spam update annoncée en 2026.
Pour en mesurer les effets, SE Ranking a comparé deux relevés des résultats organiques américains : le 17 août, veille du lancement, et le 22 août, lendemain de la fin du déploiement. L’éditeur a transmis ses chiffres à Search Engine Land, qui les a publiés le 27 août.
Pour faire la part des mouvements ordinaires, la même comparaison a été appliquée à deux dates de juillet, le 26 et le 31, soit cinq jours sans mise à jour de classement confirmée par Google. Le suivi s’arrête à la 100e position. Au-delà, l’outil ne voit plus rien.
Une URL du top 10 environ 1,8 fois plus exposée
Le chiffre principal tient en une ligne : 16,71 % des URL présentes en première page le 17 août n’apparaissaient plus dans le top 100 cinq jours plus tard, contre 9,2 % sur la période de juillet. Le rapport entre les deux (16,71 divisé par 9,2) donne 1,82. C’est de là que viennent les « 82 % » de hausse mis en avant, et l’idée qu’une page du top 10 avait environ 1,8 fois plus de risques de quitter les cent premiers résultats pendant la mise à jour.
Des remontées brutales ont aussi été relevées. SE Ranking mesure une hausse de 12 % de la part d’URL classées dans le top 3 après la mise à jour alors qu’elles ne figuraient même pas dans le top 20 avant. Les taux de départ ne sont pas publiés, si bien qu’on ne sait pas combien de pages cela représente.
La volatilité touche les 20 secteurs suivis. Celle du top 10 va de 74,64 % dans l’immobilier à 85,55 % dans la mode et la beauté, sans que le mode de calcul de cet indicateur soit détaillé. Les thématiques YMYL (Your Money or Your Life, les sujets qui engagent la santé, l’argent ou la sécurité des internautes), dont l’immobilier et la santé, comptent parmi les plus stables. Aucune explication n’est avancée.
Ce que l’étude ne permet pas de dire
Search Engine Land signale lui-même plusieurs angles morts. SE Ranking n’a mené aucune analyse au niveau des URL ou des domaines, ni sur les pages qui ont perdu leurs positions ni sur celles qui les ont remplacées : impossible de savoir quels sites, quels contenus ou quelles techniques de spam ont été visés. Google, de son côté, n’a pas détaillé les cibles de cette mise à jour.
Le plafond de la 100e position empêche aussi de distinguer une page désindexée d’une page simplement reléguée en 150e place. Les données portent uniquement sur la recherche américaine, alors que la mise à jour s’applique à toutes les langues : l’étude ne dit rien des résultats en français. Enfin, rien n’indique comment elle sépare l’effet de la spam update des autres ajustements que Google a pu faire sur ses résultats pendant les mêmes jours.
Ce que j’en retiens
Les « 82 % » sont un écart relatif. En valeur absolue, la différence est de 7,5 points (16,71 % contre 9,2 %). Et la base de juillet rappelle que cinq jours sans mise à jour suffisent déjà à faire sortir du top 100 environ une URL du top 10 sur onze. J’en tire une lecture personnelle, qui découle directement des chiffres : plus de la moitié des sorties observées entre le 17 et le 22 août relèveraient du rythme habituel du moteur. La mise à jour a bien secoué les classements américains. Elle n’explique pas chaque chute.
En cas de baisse fin août, la Search Console reste le premier endroit à regarder : si la chute ne commence pas entre le 18 et le 22 août, le lien avec cette mise à jour devient fragile. L’outil d’inspection d’URL permet ensuite de vérifier que les pages concernées sont toujours indexées, et les requêtes perdues montrent quelles pages ont pris leur place. Pour rappel, les règles anti-spam de Google visent aussi bien les liens artificiels que la production de pages en masse, quel que soit l’outil qui a servi à les fabriquer. Sur un site qui a beaucoup publié en peu de temps, c’est la première piste à creuser, avant de toucher à sa structure.
Sources
- Google’s August 2026 spam update hit rankings harder than normal, Search Engine Land (Danny Goodwin), 27 août 2026 (searchengineland.com)
- Google August 2026 spam update done rolling out, Search Engine Land (Barry Schwartz), 21 août 2026 (searchengineland.com)
- Spam policies for Google web search, Google Search Central (developers.google.com)